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L’exercice de l’autorité s’incarne ou se déconsidère

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Bruno Le Maire : « Je n’ai pas de respect pour François Hollande » (Le Figaro, 30/10/2016)

Le respect dû au titulaire du pouvoir est évidemment un devoir ex ante, qui s’appuie sur le principe de légitimité et de loyauté. Mais lorsque ledit titulaire du pouvoir falsifie à ce point la fonction et se livre à des confidences qui nuisent à l’image de ce qu’il représente (la France ne lui appartient pas ; il ne peut confondre l’incarnation d’une fonction et la subjectivité de son psychisme), il perd le droit au respect.
L’autorité procède d’une reconnaissance symbolique, du domaine du non-dit, relevant de l’intériorisation d’un système normatif. On exige des citoyens qu’ils acceptent l’autorité sans la passer au risque de leur jugement. Mais pour qu’une telle subordination puisse être acceptée, une contrepartie est indispensable : Le titulaire du pouvoir doit se livrer à sa fonction.
Que l’on ait un point de vue purement politique et stratégique (Machiavel) ou que l’on érige l’autorité à l’aune de valeurs morales (Kant) ou encore que l’on cherche à faire coïncider le pouvoir temporel avec les Commandements de Dieu (Saint Augustin), la question de l’incarnation du pouvoir reste centrale et son défaut totalement rédhibitoire.
Le livre des confidences de François Hollande s’inscrit malheureusement dans cette perspective.


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