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La politique n’a plus sa place dans le piètre spectacle des temps modernes

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Les mois passent. Chaque jour ou presque apporte une désillusion supplémentaire à une population saturée par une politique qui n’a plus de légitimité. De tous les engagements de François Hollande, quels sont ceux qui ont été appliqués et qui ne sont pas couverts par la controverse, la polémique ou l’échec notoire ?

La crise a désormais bon dos… Quand elle est partout ailleurs en voie de résorption, comment les pouvoirs publics peuvent-ils toujours s’y référer comme  la cause de tous les maux ? Dans un pays qui compte encore parmi les plus grande nations du monde, le niveau de nos hommes politiques est de moins en moins en adéquation avec le travail demandé. A force de surenchère électorale, d’ambitions personnelles et de fausses compétences, nous n’avons plus pour nous gouverner que d’excellents compétiteurs… qui ne sont finalement que de piètres gestionnaires sans vision politique à long terme.

Le chômage augmente encore au mois de novembre… mais le Gouvernement continue de se fendre de communiqués sur la victoire à venir contre le chômage. Car seule la communication a de l’importance, aujourd’hui. Elle est à la base de la crédibilité superficielle. Il suffit d’affirmer plus haut et plus fort que les autres pour obtenir la légitimité. La parade de l’illusion s’inscrit désormais dans tous les aspects de la communication. Il faut des jeunes et des femmes au Gouvernement car cela fait dynamique et moderne… et tant pis s’ils sont sans expérience ; Il faut ménager tous les courants du parti majoritaire en piochant les ministres dans toutes les tendances… et fi des incompatibilités, des surenchères, des querelles et des noms d’oiseaux…

Entendons-nous bien : la critique que je formule ne concerne pas seulement l’actuel gouvernement, bien qu’il semble désormais cumuler les handicaps et les erreurs. C’est une tendance déjà observée sous les présidences Chirac et Sarkozy. Il y a une véritable mutation des hommes politiques ces vingt dernières années, sans doute trop sensibles à une société qui, ayant perdu ses repères et son identité, et totalement immergée dans un consumérisme qui modèle jusqu’à la façon de penser des individus, s’en remet ipso facto au « commercial » de la politique le plus adroit… pour ne pas dire pire.

Nous avons perdu le sens du mot politique. La gestion de la Cité ne peut se résumer à une recherche exclusive de la basse flatterie électorale et des compromis toujours a minima. La politique n’est pas cette comédie sur fond de sondage et de perspectives de conquête ou de maintien sur les sièges du pouvoir que l’on veut nous imposer. La politique réclame un esprit d’abnégation, une volonté de se consacrer aux affaires de la Cité sans rien attendre en retour sinon le plaisir du travail accompli. Jean Jaurès, Léon Blum, le général de Gaulle, Georges Pompidou, étaient de cette race de politiques. On peut être pour ou contre leurs idées politiques, mais on doit respecter en eux la passion pour la chose publique et les vertus d’un engagement d’une vie.

Alors que les questions fondamentales ne cessent de se poser à nous avec une acuité toujours plus dense – choix dans la mondialisation, compétitivité de nos entreprises, stratégie de positionnement économique, problèmes éminents de l’identité de notre pays, stratégie de Défense, chômage de masse insupportable, déficit budgétaire et dette publique, empilement des structures publiques, gabegie financière de l’argent public… nous nous contentons encore de la superficialité des élus locaux et nationaux qui entretiennent des discours redondants et superfétatoires sonnant creux.

Je ne crois pas que ces problèmes puissent être résolus par une alternance électorale. Ils révèlent une crise majeure de la société, dont on recherche le consensus « mou », et à laquelle on suggère qu’il n’y a pas d’autre réalité possible que celle dont on continue de nous vanter les mérites, contre les évidences.

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